Old Testament
Genèse Exode Lévitique Nombres Deutéronome Josué Juges Ruth 1 Samuel 2 Samuel 1 Rois 2 Rois 1 Chroniques 2 Chroniques Esdras Néhémie Esther Job Psaumes Proverbes Ecclésiaste Cantique des Cantiques Ésaïe Jérémie Lamentations Ézéchiel Daniel Osée Joël Amos Abdias Jonas Michée Nahum Habacuc Sophonie Aggée Zacharie MalachieVerse
Ecclésiaste 1:1 Ecclésiaste 1:2 Ecclésiaste 1:3 Ecclésiaste 1:4 Ecclésiaste 1:5 Ecclésiaste 1:6 Ecclésiaste 1:7 Ecclésiaste 1:8 Ecclésiaste 1:9 Ecclésiaste 1:10 Ecclésiaste 1:11 Ecclésiaste 1:12 Ecclésiaste 1:13 Ecclésiaste 1:14 Ecclésiaste 1:15 Ecclésiaste 1:16 Ecclésiaste 1:17 Ecclésiaste 1:18



Ecclésiaste 1:5 (LSG) — Cadence du jour et finitude humaine
Le soleil se lève, le soleil se couche; il soupire après le lieu d'où il se lève de nouveau. Cette image clé s’ouvre sur le motif récurrent de l’Ecclésiaste: l’observateur contemple les cycles de la nature pour en tirer une sagesse sur la vanité des choses humaines et la continuité du temps sous le regard de Dieu.
Le cadre immédiat: un regard sur le quotidien sous la lumière divine
L’énoncé insiste sur la routine naturеlle — lever et coucher du soleil — qui se répète sans fin. Cette régularité n’est pas une merveille en soi, mais elle révèle une vérité essentielle: le temps passe, les phénomènes du monde se succèdent, et l’homme reste confronté à sa finitude. L’auteur ne glorifie pas l’éternité des phénomènes terrestres; il les observe afin de mettre en évidence l’inconstance humaine et l’appel à cultiver une sagesse qui dépasse les cycles sensuels.
Ce que le texte révèle sur Dieu et la foi
La phrase pointe implicitement vers une ordonnance divine: le monde est structuré par des lois du temps et des ordres qui transcendent l’expérience humaine. Le Soleil, symbole du cours du jour, témoigne d’un Créateur qui organise le cosmos avec régularité. La foi n’est pas dans le maintien des formes naturelles mais dans la perspective donnée par l’éternel qui guide ces mouvements. L’Ecclésiaste invite à discerner la main de Dieu dans le cadre temporel et à ne pas placer la sécurité dans le quotidien terrestre seul.
Voies sémantiques et titres-clefs
• « soleil se lève … se couche »: cycle visible du temps qui épuise les efforts humains s’ils ne trouvent leur sens dans une relation avec Dieu. • « il soupire après le lieu d’où il se lève de nouveau »: une image de désir et de détermination passive, où la création aspire à l’origine, marquée par l’ordre de Dieu et le retour constant à la source.
Voies croisées: passages liés et leur filiation
• Romains 8:22–23 rappelle que la création gémit sous le poids du temps et de la corruption, attendant la rédemption. • Psaume 90:12 invite à comprendre nos jours afin d’apprendre la sagesse, soulignant la brièveté humaine face à l’éternité divine. • Job 14:7–9 évoque l’attente du renouvellement et la patience de l’arbre qui peut recommencer à fleurir.
Application pratique pour aujourd’hui
Le texte invite à ne pas placer ultimement notre confiance dans les alternances du jour: le lever et le coucher, les succès terrestres, ou les satisfactions éphémères. Au lieu de cela, il appelle à une vie orientée vers Dieu, reconnaissant le temps comme un don à employer avec sagesse. Cela se traduit par: - une appréciation sobre des besoins et des priorités, - une fidélité constante dans les petites tâches quotidiennes, - une perspective eschatologique qui donne du sens à la routine et à la fatigue.
Références croisées et liens de sens
- Romains 8:22–23: la création gémit, mais la rédemption est en vue; vieillement et renouvellement s’y croisent. - Psaume 90:12: apprendre à compter nos jours pour acquérir la sagesse. - Job 14:7–9: l’aspiration au renouveau malgré les années qui passent.
Commentaire synthétique
Cette verset, dans sa simplicité apparente, pose la question centrale de l’Ecclésiaste: comment vivre sous le soleil en reconnaissant ses limites tout en recherchant la fidélité envers Dieu qui ordonne les saisons ? Par les voix de Commentateurs publics (Henry, Barnes, Clarke), l’attention se porte sur la sagesse modeste: accepter le temps qui passe, afin de cultiver une piété qui dépasse le quotidien. Henry souligne la vanité des choses qui se renouvellent sans donner de repos à l’âme; Barnes insiste sur l’observation des lois naturelles pour instruire une prudence spirituelle; Clarke rappelle que la connaissance de Dieu éclaire notre rapport au temps et à l’éphémère. Ensemble, ils nous invitent à une foi attentive, qui vit chaque jour sous le regard du Créateur et qui place l’espérance au-delà des cycles terrestres.
Qu’on retienne: le lever et le coucher ne nous racontent pas seulement le passage du temps, mais dévoilent l’ordre de Dieu et l’appel à une sagesse qui s’appuie sur Lui.